Les aides du FRI seront attribuées au titre de deux dispositifs : l'Aide à l'innovation responsable (AIR) et l'Aide à la maturation de projets innovants (AIMA)
L'Aide à l'innovation responsable (AIR)L'AIR, dotée de 6 millions d'euros encouragera l'éco-innovation.
Aide exclusivement dédiée aux TPE et aux PME, cette aide soutiendra les innovations de produits, services, process, organisation, design dans tous les secteurs d'activité. Elle sera attribuée par la Région après expertise du Centre Francilien de l'innovation.Les subventions pourront aller jusqu'à 100.000 euros par projet. Ils seront sélectionnés sur des critères rigoureux en matière environnementale, sociale et éthique (bilan carbone, énergétique, rejet dans le milieu naturel, biodiversité, cohésion sociale, équité économique...).
L'Aide à la maturation de projets innovants (AIMA)
Dotée de 6 millions d'euros, AIMA est destinée à vérifier la faisabilité des projets innovants en émergence et à les consolider.
Elle s'adresse aux PME, aux laboratoires de recherche dans le cadre de transfert de technologie, aux personnes physiques. AIMA peut également financer le montage de projets innovants collaboratifs.Les aides pourront aller jusqu'à 30 000 euros par projet.
Enfin des aides destinées à financer la recherche dans les PME ! Espérons simplement qu'elles n'imposeront pas un parcours du combattant aux sociétés souhaitant en bénéficier.
Lors de la présentation du budget 2010 de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, la semaine dernière, la ministre, Valérie Pécresse, a annoncé « un effort supplémentaire » de 1,8 milliards d'euros, dont 1 milliard pour le secteur de l'enseignement supérieur et 800 millions pour celui de la recherche.
C'est bien et « toujours bon à prendre », mais cela ne hisse pas le CIR à un niveau significatif par rapport au budget de la France affecté à la recherche. Le CIR ne représente qu'un petit 10% ! très inférieur aux crédits alloués par le Ministère à la recherche faite, entre autres, dans les universités. C'est à croire, que la recherche est plus productive « en fac » qu'en entreprise... Et paradoxalement, l'état fait tout (CIR majoré) pour sortir les chercheurs des universités et les envoyer dans le privé.
Conclusion : il suffirait de réduire de 20% les budgets des universités en matière de recherche pour doubler le niveau du CIR.
Le crédit d'impôt a joué d'amortisseur face à la crise pour nombre d'entreprise,Le CIR profite surtout au grosses entreprises (+ de 250 salariés) et grands groupes qui rafleront bientôt 80% du CIR.
Le Crédit impôt recherche (CIR) ferait office d'amortisseur en temps de crise et de tremplin pour l'après-crise. C'est ce qui ressort des résultats d'une enquête quantitative de la réforme 2008 du CIR, divulguées par le ministère de la Recherche.
Le montant de dépenses de recherche des entreprises en France se serait ainsi maintenu en 2008 (à 15 M Euros contre 15,2 M Euros en 2007), ralentissant la baisse de R&D dans les secteurs les plus touchés et renforçant la recherche par ailleurs. Selon cette enquête, 90 % des entreprises considèrent qu'elles doivent continuer à innover particulièrement dans le contexte de crise actuel et 61 % disent que le crédit impôt recherche les incite à développer de nouveaux projets de recherche.
Mais cette enquête montre également que la réforme du CIR favorise surtout les grandes entreprises et le secteur des services, au dépend des PME et de l'industrie.
"A terme, plus de 80 % du CIR devrait être versé aux entreprises de plus de 250 salariés, notamment les grands groupes", observe par ailleurs un organe dépendant de la Cour des Comptes.
Dès lors, comment peut-on espérer faire naitre en France un Facebook, un Google, un Microsoft, alors qu'on sait très bien qu'à l'origine de chacune de ces success story, il y a une innovation dans une micro-entreprise ?